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Qu’y a-t-il dans un nom ?

What’s in a Name: Exposing Gender Bias in Student Ratings of Teaching

Une expérience en ligne dissocie le genre perçu des enseignants de leurs pratiques, tout en imposant de fortes précautions sur l’échantillon et les tests.

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Notes de recherche

Les étudiants évaluent-ils l’enseignement, ou aussi la conformité d’une personne à une image genrée du bon professeur ? MacNell, Driscoll et Hunt exploitent la séparation possible entre nom et identité réelle dans un cours en ligne pour distinguer ces questions.

Une même personne, plusieurs identités présentées

Deux personnes chargées d’enseignement animent chacune des groupes de discussion sous une identité masculine et une identité féminine. Le genre réel et le genre perçu ne coïncident donc pas toujours. Les quatre groupes fournissent 43 évaluations utilisables sur le professionnalisme, la réactivité, l’organisation et d’autres dimensions.

La rapidité de correction est un détail révélateur : des travaux rendus au même moment peuvent être évalués différemment selon le genre attribué à l’enseignant. Le dispositif empêche d’expliquer toutes les différences par des pratiques pédagogiques distinctes. Un nom peut orienter l’interprétation d’un comportement, puis cette interprétation entre dans une échelle apparemment objective.

Lorsque les universités utilisent ces notes pour recruter, renouveler un contrat ou promouvoir, les attentes étudiantes deviennent des conséquences professionnelles par l’intermédiaire de procédures administratives. Recueillir un avis et le traiter comme une mesure impartiale de qualité sont deux décisions différentes.

La portée d’une petite expérience

L’étude concerne un seul cours et deux personnes ; elle n’est pas représentative de tout l’enseignement supérieur. Certains tests emploient un seuil de significativité de 0,10, et toutes les dimensions ne bénéficient pas d’indices aussi solides. Une identité binaire transmise en ligne par un nom ne reproduit pas toute une interaction de classe avec ses dimensions d’âge, de race ou d’accent. La publication en volume en 2015 et la mise en ligne en 2014 désignent la même étude.

Une vérification utile consiste à confronter les notes aux supports, aux commentaires et aux délais réels. La théorie des organisations genrées éclaire l’autorité institutionnelle de l’indicateur ; l’enquête sur les croyances disciplinaires concernant le génie élargit la question de l’apparence de compétence.

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