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Féminisme décolonial · Recherche

Déstabiliser le féminisme dans le travail social : Vers un féminisme décolonial autochtone

Unsettling Feminism in Social Work: Toward an Indigenous Decolonial Feminism

Cette recherche examine de manière critique comment le féminisme et le travail social ont historiquement participé aux projets coloniaux, perpétuant la violence structurelle enracinée dans la suprématie blanche. L'auteure propose un cadre féministe décolonial autochtone, soulignant que le travail social devrait réorienter ses objectifs de justice vers la libération collective et la souveraineté des peuples autochtones.

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Résumé

À travers une combinaison de revue de littérature et de connaissance expérientielle culturelle, cet article construit un cadre théorique de féminisme décolonial autochtone, appelant à des ajustements stratégiques critiques dans le domaine du travail social pour adresser les torts historiques contre les communautés autochtones.

Mots-clésIndigenous feminismsocial work critiquecolonial historystructural inequalitycultural knowledge
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Notes de recherche

Introduction

Cette recherche démontre comment le féminisme et le travail social ont tous deux été historiquement complices de projets coloniaux, perpétuant des systèmes de soutien centrés sur les blancs tout en opprimant systématiquement les communautés autochtones. L’auteure Autumn Asher BlackDeer combine l’analyse de la littérature avec l’expérience culturelle pour proposer un cadre féministe décolonial autochtone visant à encourager le domaine du travail social à réexaminer sa mission de justice.

L’article défie le domaine de reconnaître comment les approches féministes traditionnelles ont souvent exclu les perspectives et expériences autochtones, appelant à un changement fondamental dans la façon dont la justice sociale est conceptualisée et mise en œuvre dans la pratique professionnelle.

Contributions théoriques

Ce cadre souligne la souveraineté autochtone et la libération collective, plaidant pour que les peuples autochtones définissent et réalisent le changement social selon leurs propres termes. Il ne défie pas seulement les limitations du féminisme dominant mais fournit aussi une voie décolonisatrice pour la pratique du travail social.

L’approche féministe décoloniale autochtone centre la relationnalité, la réciprocité et la responsabilité comme principes fondamentaux qui la distinguent des cadres féministes occidentaux. Elle reconnaît l’interconnexion de tous les êtres et la responsabilité des travailleurs sociaux de s’engager authentiquement avec les systèmes de savoir et les structures de gouvernance autochtones.

Implications pour la pratique

L’article soutient que la justice sociale significative nécessite que le travail social reconnaisse et réponde à son histoire coloniale en allant vers une pratique féministe décoloniale centrée sur les autochtones. Cette transformation représente à la fois un impératif éthique et une étape nécessaire vers le changement institutionnel.

Les implications pratiques clés incluent :

  • Reconnaissance de la souveraineté autochtone dans tous les aspects de l’intervention en travail social
  • Intégration des systèmes de savoir autochtones traditionnels aux côtés des approches occidentales
  • Responsabilité envers les communautés autochtones plutôt qu’envers les institutions coloniales
  • Approches collectives plutôt qu’individualistes de la guérison et de la justice

Conclusion

Pour atteindre une véritable justice sociale, le travail social doit affronter son héritage colonial et embrasser les principes féministes décoloniaux autochtones. Ce changement n’est pas simplement une exigence éthique mais un prérequis fondamental pour une transformation institutionnelle significative qui honore le droit des peuples autochtones à l’autodétermination et à la libération collective.

Le cadre de l’auteure offre une feuille de route pour les praticiens engagés à démanteler les systèmes oppressifs tout en construisant des pratiques enracinées dans la sagesse autochtone, la relationnalité et la résistance à la colonisation continue.

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