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Économie du soin · Commentaire

Combler l’écart : comment la politique nationale du care au Kenya peut faire progresser l’égalité

Chapô

ONU Femmes présente le processus kényan pour montrer comment les données d’emploi du temps peuvent guider garde d’enfants, protection sociale, droits du travail et services essentiels.

FemRes / 12 novembre 2024
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Analyse de l'article

Cet article suit l’élaboration d’une politique nationale du care au Kenya. Les données indiquent que les Kényanes consacrent environ quatre à cinq heures par jour au care gratuit, contre une heure pour les hommes. L’écart ne signifie pas seulement davantage de fatigue : il limite emploi stable, éducation, participation politique et repos. Introduire le temps dans la politique rend visibles, dans l’agenda national, des coûts longtemps absorbés par les ménages.

La promesse d’une politique nationale tient à son caractère transversal. Garde d’enfants, soutien aux personnes âgées et handicapées, eau, assainissement, énergie, transport, congés payés et protection des professionnel·les relèvent d’administrations différentes, mais composent une seule structure temporelle dans la journée. Un point d’eau proche, une garde abordable et un congé maternité protégé déterminent ensemble la possibilité de conserver un emploi ; ce ne sont pas de petits projets indépendants.

Libérer les femmes pour l’emploi rémunéré ne peut être l’unique justification. Le care possède une valeur propre, et la dignité des bénéficiaires doit coexister avec les droits du travail. Sinon, le travail domestique gratuit est simplement transféré aux femmes plus pauvres. Femmes rurales, travailleuses informelles, personnes handicapées, professionnel·les du care et usager·es doivent participer à la conception afin que les élites urbaines ne définissent pas seules les besoins.

Le cas kényan demeure entre formulation et mise en œuvre ; l’article indique donc une direction plutôt qu’un bilan. Il montre toutefois un État africain construisant son cadre à partir de données locales, de mobilisations et d’institutions publiques, et non en important simplement une meilleure pratique étrangère. Les véritables tests seront le budget, l’exécution, la couverture et la responsabilité, pas la présence d’un vocabulaire égalitaire dans le document final.

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