
Féminisme autochtone · Livres
Unbroken : Mon combat pour la survie, l'espoir et la justice pour les femmes et les filles autochtones
Titre originalUnbroken: My Fight for Survival, Hope, and Justice for Indigenous Women and Girls
Une œuvre extraordinaire mêlant mémoires et journalisme d'investigation par la journaliste Gitxsan primée Angela Sterritt, qui a survécu à la vie dans la rue. Combinant récit personnel et enquête approfondie sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) au Canada, ce livre révèle comment le colonialisme et le racisme ont créé une société où les vies des femmes autochtones sont ignorées et dévalorisées, tout en prouvant que la force et l'éclat de ces femmes restent intacts.
Critique et guide de lecture
Dans l’histoire du Canada, il existe une réalité déchirante : des milliers de femmes et de filles autochtones ont disparu ou ont été assassinées, leurs vies ignorées par la société dominante, leurs histoires marginalisées, leur justice retardée ou niée. Il ne s’agit pas d’une tragédie accidentelle, mais du résultat d’une violence systémique créée par le colonialisme et le racisme — une société qui considère les femmes autochtones comme jetables, indignes de protection, indignes de justice. En tant que femme Gitxsan ayant survécu à la rue et devenue une journaliste et auteure primée, Angela Sterritt possède une perspective unique et une autorité morale pour raconter cette histoire. Dans son livre de 2021, “Unbroken: My Fight for Survival, Hope, and Justice for Indigenous Women and Girls”, elle combine mémoires personnels et reportage d’investigation pour créer une œuvre à la fois profondément intime et politiquement radicale — montrant comment elle a survécu dans les lieux les plus sombres, comment sa communauté fait face à des pertes inimaginables, et pourquoi la force, la résilience et l’éclat des femmes autochtones restent incassables.
Angela Sterritt est une journaliste d’investigation primée, animatrice de télévision, de radio et de podcasts, et auteure à succès nationale. Elle est issue de la Wilps Wii’k’aax de la communauté Gitanmaax au sein de la Nation Gitxsan du côté de son père, et de Bell Island, Terre-Neuve, du côté de sa mère. Elle a travaillé comme journaliste de télévision, radio et numérique à la CBC pendant plus d’une décennie, commençant comme recherchiste à l’antenne à Prince George en 2003 et maintenant basée à Vancouver. Elle a remporté le prix de la meilleure reporter locale aux Prix Écrans canadiens pour son reportage original sur un homme autochtone et sa petite-fille injustement menottés alors qu’ils tentaient d’ouvrir un compte bancaire, et a également remporté un prix national de l’Association des nouvelles radio, télévision et numériques pour le même reportage. En 2017, elle a reçu le Prix de l’investigation de l’année de Journalistes canadiens pour la liberté d’expression pour la couverture de la CBC sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle a animé le podcast original primé de la CBC “Land Back”, enquêtant sur le vol et la récupération des terres au Canada. Publié par Greystone Books en septembre 2021, “Unbroken” est rapidement devenu un succès national et a été nommé pour les Prix littéraires du Gouverneur général (l’un des prix littéraires les plus anciens et les plus prestigieux du Canada) et le prix Hilary Weston Writers’ Trust pour le meilleur livre de non-fiction au Canada.
“Unbroken” est un livre à double narration : d’une part, les mémoires personnels de Sterritt racontant son parcours d’adolescente Gitxsan survivante de la rue, trouvant sa place et devenant finalement journaliste et militante ; d’autre part, son reportage d’investigation sur les cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada (communément abrégé en FFADA). Ces deux fils narratifs s’entrelacent, s’éclairant mutuellement et révélant le lien profond entre le personnel et le politique.
Sterritt a grandi imprégnée de la culture Gitxsan, immergée dans les histoires de ses ancêtres : des grands-parents qui portaient des boîtes en bois courbé de baies, chassaient et piégeaient, et plus tard se battaient pour les droits et le titre de cette terre. Ces histoires lui ont donné un sentiment d’identité, d’appartenance et de connexion à la terre et à la communauté. Mais en tant que jeune femme vulnérable, mise à la porte du domicile familial et vivant à la rue, Sterritt a habité des lieux qui sont aujourd’hui tristement célèbres pour être des communautés où des femmes ont disparu ou ont été assassinées : le Downtown Eastside de Vancouver et, plus tard, la “Route des larmes” (Highway of Tears) dans le nord de la Colombie-Britannique.
Le Downtown Eastside de Vancouver est l’un des codes postaux les plus pauvres du Canada, connu pour ses taux élevés d’itinérance, de consommation de drogue, de travail du sexe et de résidents autochtones. C’est aussi là que des dizaines de femmes — principalement des femmes autochtones — ont disparu ou ont été assassinées, beaucoup aux mains du tueur en série Robert Pickton. La Route des larmes est un tronçon de la route 16 dans le nord de la Colombie-Britannique où au moins 40 femmes (principalement des femmes autochtones) ont disparu ou ont été assassinées depuis les années 1970. Ces lieux ne sont pas juste des emplacements géographiques ; ce sont des symboles représentant des sites de violence coloniale, de pauvreté, de marginalisation et d’abandon où les vies des femmes autochtones sont traitées comme jetables.
Sterritt a vécu dans ces endroits à l’adolescence. Elle a affronté l’obscurité : elle a subi la violence de partenaires et d’inconnus, a vu des amis et des membres de la communauté mourir ou disparaître. Elle a vécu dans des foyers de groupe, des hôtels de chambres individuelles (SRO), dans la rue. Elle a lutté contre la pauvreté, l’itinérance, le traumatisme, la consommation de substances. Elle aurait pu devenir une autre statistique, une autre fille autochtone disparue pas vraiment recherchée parce que la société la considérait comme sans importance.
Mais Sterritt a survécu. Elle écrivait dans son journal pour s’aider à survivre et trouver sa place dans le monde — documentant ses expériences, ses sentiments, ses espoirs et ses peurs. L’écriture est devenue un outil non seulement pour la survie mais pour témoigner, traiter le traumatisme et insister sur sa valeur et son humanité. Elle a navigué la rue, les foyers de groupe et les SRO pour finalement trouver sa place dans le journalisme et l’excellence académique à l’université, s’appuyant entièrement sur sa propre force, sa résilience et sa créativité ainsi que sur le soutien de ses ancêtres et de sa communauté.
Sterritt est honnête sur la façon dont elle a survécu. Elle ne romantise pas ses expériences ni ne se dépeint comme une héroïne sans faille. Elle reconnaît les choix difficiles qu’elle a faits, les situations dangereuses qu’elle a vécues, le traumatisme qu’elle a porté. Elle reconnaît aussi ceux qui l’ont soutenue — membres de la communauté, mentors, amis — et la force et les conseils de ses ancêtres. Sa survie n’était pas un accomplissement solitaire mais une combinaison de sa résilience, du soutien de sa communauté et d’un certain degré de chance.
En tant que journaliste, Sterritt enquête maintenant sur les cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées. “Elle aurait pu être moi”, reconnaît-elle aujourd’hui, et son empathie pour les victimes, les survivants et les familles anime ses enquêtes actuelles. Elle rapporte sur de nombreux cas, fournissant des noms, des visages et des histoires pour des femmes qui ont été ignorées ou traitées avec désinvolture par les médias dominants. Elle interviewe des membres de la famille qui cherchent leurs proches disparus depuis des années, souvent sans soutien adéquat de la police ou du gouvernement. Elle expose comment le racisme, le sexisme et le classisme façonnent quelle disparition ou quel décès est valorisé, qui obtient justice.
Les enquêtes de Sterritt révèlent des schémas troublants. Quand des femmes blanches ou des femmes de la classe moyenne disparaissent, la couverture médiatique est souvent étendue et compatissante, les enquêtes policières actives, l’attention publique élevée. Mais quand des femmes autochtones disparaissent, la réponse est souvent froide et négligente. Les médias peuvent ne pas rapporter du tout, ou ils peuvent utiliser un langage déshumanisant suggérant que les victimes étaient “à risque” ou en quelque sorte responsables de leur sort. La police peut ne pas prendre les rapports de personnes disparues au sérieux, supposant que les femmes ont juste “fugué” ou ne valaient pas la peine d’être recherchées. Le public peut ne pas s’en soucier ou ne pas savoir. Ce traitement différentiel n’est pas accidentel ; c’est une manifestation systématique du racisme et du sexisme considérant les femmes autochtones comme moins précieuses, moins humaines, indignes de protection ou de justice.
Sterritt retrace les racines historiques de cette déshumanisation. Le colonialisme n’est pas juste un événement historique passé ; c’est un processus continu qui continue de façonner les vies des peuples autochtones. Quand les colonisateurs européens sont arrivés dans ce qui est maintenant appelé le Canada, ils ont apporté des idéologies considérant les peuples autochtones comme moins qu’humains, sauvages, ayant besoin d’être “civilisés” ou éliminés. Ils ont saisi la terre par la violence, les relocalisations forcées, la maladie, la guerre. Ils ont établi le système des pensionnats, retirant de force les enfants autochtones des familles pour tenter de “tuer l’Indien, sauver l’homme” — éliminer la culture, la langue, l’identité autochtones. Ces écoles étaient des sites de traumatisme, d’abus, de négligence et de mort ; beaucoup d’enfants ne sont jamais rentrés à la maison.
Les impacts des pensionnats sont intergénérationnels. Ceux qui ont survécu aux écoles — y compris certains membres de la famille de Sterritt — sont souvent revenus avec un traumatisme profond, des liens culturels perdus, des relations familiales brisées. Ce traumatisme passe à la génération suivante, se manifestant par la consommation de substances, la violence domestique, les problèmes de santé mentale, la pauvreté. Le colonialisme a créé des conditions rendant les communautés autochtones vulnérables — pauvreté, marginalisation, manque d’accès à l’éducation/emploi/santé — puis blâme les peuples autochtones pour les résultats de ces conditions.
Pour les femmes autochtones, cette violence coloniale est genrée. Les colonisateurs ne considéraient pas seulement les hommes autochtones comme des menaces ou inférieurs mais sexualisaient, objectivaient et déshumanisaient les femmes autochtones. Les femmes autochtones étaient dépeintes comme sexuellement disponibles, exotiques, “faciles” — des stéréotypes justifiant la violence contre elles et permettant aux auteurs d’échapper à l’impunité. Simultanément, les femmes autochtones ont été dépouillées du pouvoir, de l’autorité et des rôles respectés qu’elles détenaient traditionnellement dans de nombreuses communautés autochtones. De nombreuses sociétés autochtones étaient matrilinéaires ou au moins relativement égalitaires en matière de genre avant la colonisation, avec des femmes servant de leaders, guides spirituels, décideurs. Mais les colonisateurs ont imposé des structures patriarcales européennes, donnant le pouvoir aux hommes, marginalisant les femmes, sapant les systèmes de genre autochtones.
Aujourd’hui, les femmes autochtones font face à des taux de violence disproportionnellement élevés. Les statistiques au Canada sont stupéfiantes : bien que les femmes autochtones représentent seulement 4 % de la population féminine du Canada, elles comptent pour 16 % des victimes d’homicides féminins. Les femmes autochtones sont plus de trois fois plus susceptibles de subir de la violence que les femmes non autochtones. Les cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées se comptent par milliers — le nombre exact inconnu car de nombreux cas ne sont jamais signalés ou enquêtés. Ce n’est pas parce que la violence est inhérente aux communautés autochtones ; c’est parce que le colonialisme a créé des conditions où la violence prospère et parce que la violence contre les femmes autochtones a été normalisée, ignorée et restée impunie.
Sterritt explore également l’intersectionnalité — comment le genre s’entrecroise avec la race, la classe, la sexualité et d’autres identités pour créer des schémas uniques de vulnérabilité et d’oppression. Toutes les femmes autochtones ne vivent pas la violence ou la marginalisation de la même manière. Les femmes autochtones pauvres, les travailleuses du sexe, les femmes sans-abri, les femmes avec des problèmes de consommation de substances, les femmes autochtones transgenres font face à un risque particulièrement élevé de violence en raison de multiples identités marginalisées entrecroisées. La propre expérience de Sterritt — en tant que jeune femme autochtone sans-abri vivant dans le Downtown Eastside et près de la Highway of Tears — l’a placée à haut risque de violence. Elle a survécu, mais beaucoup d’autres dans des situations similaires ne l’ont pas fait.
L’un des aspects les plus puissants du livre est la façon dont Sterritt humanise les femmes disparues et assassinées. Elle ne les réduit pas à des statistiques ou des victimes abstraites ; elle raconte leurs histoires, partage leurs noms, les montre comme des personnes entières et complexes — filles, sœurs, mères, amies, membres de la communauté. Elle interviewe leurs proches qui continuent de pleurer, continuent de chercher la justice, continuent de se souvenir. Elle montre comment chaque disparition ou meurtre est une violence non seulement contre la victime elle-même mais contre sa famille, sa communauté, sa nation — les volant de connaissances, de culture et d’avenirs.
Sterritt expose également les échecs institutionnels : la police qui a échoué à enquêter sérieusement, blâmant souvent les victimes ou ignorant les préoccupations des familles ; les gouvernements qui ont échoué à fournir des ressources adéquates pour la prévention de la violence ou le soutien aux survivants ; les médias qui ont échoué à couvrir adéquatement les cas ou ont perpétué des stéréotypes nuisibles ; les systèmes judiciaires qui ont échoué à tenir les auteurs responsables ou à fournir la justice pour les victimes et les familles. Ces échecs ne sont pas des erreurs isolées ; ce sont des problèmes systémiques reflétant un racisme et un sexisme profondément enracinés.
En 2016, après des décennies de pression des défenseurs, des survivants et des familles, le gouvernement canadien a lancé l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (communément appelée l’Enquête FFADA). L’enquête a duré trois ans, a entendu plus de 2 380 témoins, examiné des milliers de pages de documents, et produit un rapport final concluant que la violence contre les femmes autochtones constitue un “génocide” — destruction délibérée d’un groupe par une violence systématique ciblant ce groupe spécifique.
Le rapport a émis 231 “Appels à la justice” — des recommandations pour le gouvernement, les institutions et tous les Canadiens pour agir afin de mettre fin à la violence et atteindre la justice. Ceux-ci incluent : réformer la police pour assurer que les cas de femmes autochtones sont pris au sérieux ; augmenter le financement pour les services de soutien, le logement et les ressources de santé mentale dans les communautés autochtones ; réformer le système judiciaire pour mieux servir les victimes et survivants autochtones ; aborder les causes profondes de la pauvreté, de la discrimination et de la marginalisation ; respecter les droits autochtones et l’autodétermination ; éduquer le public sur les FFADA et l’histoire coloniale ; assurer que les médias rapportent sur les femmes autochtones de manière respectueuse et précise.
Mais Sterritt et de nombreux défenseurs notent que les progrès depuis le rapport d’enquête ont été lents et incomplets. De nombreux Appels à la justice restent non mis en œuvre. La violence continue. Les femmes autochtones continuent de disparaître et d’être assassinées. Sterritt exige des comptes — non seulement du gouvernement et des institutions mais aussi des médias et du public. Elle expose le racisme continu dans la couverture médiatique des questions autochtones, y compris l’utilisation de stéréotypes, l’échec à consulter respectueusement les communautés autochtones ou à embaucher des journalistes autochtones. Elle appelle à un changement structurel, pas juste des gestes symboliques ou des réformes de surface.
Mais “Unbroken” est ultimement un livre d’espoir et de résilience. La survie de Sterritt elle-même est un acte de résistance et de triomphe. Elle a refusé d’être définie ou vaincue par le colonialisme et le racisme. Elle a trouvé sa voie dans le journalisme et le plaidoyer, utilisant sa voix et sa plateforme pour parler pour celles qui ont été réduites au silence. Elle a renoué avec sa culture, sa communauté, ses ancêtres. Elle a construit une vie d’abondance, de joie et de but.
Sterritt célèbre aussi la force et l’éclat des femmes et des filles autochtones. Malgré une violence et une oppression inimaginables, les femmes autochtones continuent de survivre, résister, créer et prospérer. Elles sont leaders, activistes, artistes, érudites, mères, grands-mères, gardiennes du savoir. Elles gardent la culture et la langue vivantes. Elles se battent pour leurs communautés et leurs terres. Elles construisent des coalitions et des mouvements. Elles se guérissent et se soutiennent mutuellement. Leur force est incassable — comme le titre du livre le suggère.
D’une perspective de théorie féministe, “Unbroken” est une expression puissante du féminisme autochtone et du féminisme décolonial. Il démontre comment l’oppression de genre est inséparablement liée au colonialisme et au racisme — qu’on ne peut pas comprendre les expériences des femmes autochtones sans comprendre l’histoire coloniale et la violence structurelle continue. Il incarne les principes féministes intersectionnels, reconnaissant comment de multiples identités s’entrecroisent pour créer des formes uniques d’oppression et de résilience. Il est enraciné dans les épistémologies et méthodologies autochtones, centrant le savoir autochtone, les histoires et les relations communautaires.
L’approche de Sterritt — combinant récit personnel et reportage d’investigation — est également puissante. Elle ne se présente pas comme une journaliste objective et détachée mais place ses propres expériences, sa perspective, ses engagements au premier plan. Elle montre comment les journalistes peuvent être enracinés dans les communautés sur lesquelles ils rapportent, animés par des expériences et des valeurs personnelles, utilisant leur privilège et leur plateforme pour se battre pour la justice. Cela défie les normes du journalisme dominant qui valorisent souvent l’objectivité et le détachement, séparant les journalistes de leurs sujets, prétendant qu’aucun biais ou position n’existe.
Pour les lecteurs non autochtones, “Unbroken” est une éducation et un défi nécessaires. Il nous oblige à affronter la réalité continue du colonialisme et ses impacts sur les peuples autochtones. Il nous oblige à reconnaître notre complicité dans la perpétuation de l’injustice — par notre silence, notre ignorance, notre bénéfice des systèmes coloniaux. Il nous oblige à écouter les voix autochtones, respecter la souveraineté autochtone, soutenir les mouvements autochtones pour la justice. Il nous oblige non seulement à sympathiser avec les victimes et les survivants mais à agir pour changer les systèmes rendant la violence possible.
Pour les lecteurs autochtones, particulièrement les femmes et les filles autochtones, “Unbroken” peut être une source de validation, de reconnaissance et d’inspiration. Il reflète leurs expériences, témoigne de leur douleur, célèbre leur force. Il montre qu’elles ne sont pas seules, que leurs luttes sont collectives, que leur résilience est puissante. Il offre un modèle pour la survie, la guérison et l’épanouissement.
“Unbroken: My Fight for Survival, Hope, and Justice for Indigenous Women and Girls” d’Angela Sterritt est une œuvre profondément puissante, courageuse et nécessaire. C’est simultanément un mémoire profondément personnel et un reportage d’investigation rigoureux, à la fois un réquisitoire contre la violence coloniale et une célébration de la résilience autochtone. Pour quiconque veut comprendre la crise canadienne des femmes et filles autochtones disparues et assassinées, les impacts continus du colonialisme, ou simplement l’histoire extraordinaire d’une femme qui a refusé d’être brisée, ce livre est une lecture essentielle. Il nous rappelle que les vies des femmes autochtones comptent, que leurs histoires doivent être racontées, que leur justice doit être atteinte. Comme l’écrit Sterritt : “Nous sommes incassables. Nous continuons. Et ensemble, nous pouvons construire des vies de joie et d’abondance.” C’est une invitation à nous tous — à écouter, apprendre, soutenir et se battre pour la justice et la liberté pour toutes les femmes et filles autochtones.
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