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Radical Women in Latin America

Féminisme latino-américain · Livres

Radical Women in Latin America

AuteurVictoria González-Rivera, Karen Kampwirth

Un volume collectif sur la participation des femmes aux politiques révolutionnaires, de gauche et radicales en Amérique latine.

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Critique et guide de lecture

Edité par Victoria González-Rivera et Karen Kampwirth, Radical Women in Latin America étudie les femmes non seulement dans les mouvements révolutionnaires et de gauche, mais aussi dans la mobilisation de droite radicale. Ses cas comparatifs remettent en question deux hypothèses rassurantes : la politique militante est naturellement masculine et la participation politique des femmes est naturellement progressiste. Les femmes ont organisé des réseaux clandestins, la lutte armée, le soutien de quartier, des projets électoraux, l’activisme religieux et la contre-révolution pour des raisons façonnées par l’histoire de classe, de famille, de foi, de nation et locale.

Les chapitres montrent comment les mouvements s’appuient sur un travail genré tout en limitant l’autorité des femmes. Les organisations révolutionnaires peuvent célébrer les femmes combattantes tout en rétablissant les attentes nationales après la victoire ; les mouvements conservateurs peuvent mobiliser la maternité et la tutelle morale pour défendre la hiérarchie tout en donnant aux participants de réelles compétences politiques. Traiter les femmes comme des agents ne nécessite pas l’approbation de leurs projets. Cela nécessite d’expliquer comment les organisations transforment la féminité, le sacrifice et la responsabilité familiale en ressources politiques et comment les participants négocient ces scénarios.

Publié en 2001, le recueil reflète les cas et le vocabulaire disponibles à l’époque et accorde une attention inégale aux politiques autochtones, afro-latines, queer et trans. « Radical » recouvre également des projets aux objectifs éthiques profondément différents, la comparaison ne doit donc pas devenir une équivalence. Sa valeur pour FemRes est de séparer l’action politique de l’émancipation automatique et de poser une question plus difficile à chaque mouvement : quel ordre de genre construit-il tout en poursuivant la révolution, la démocratie, la religion ou la restauration nationale ?

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