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Mobilisation féministe et débat sur l’avortement en Amérique latine : leçons de l’Argentine

Une étude à méthodes mixtes montrant que le débat sur l’avortement en Argentine est devenu politiquement possible grâce à une organisation et un cadrage féministes, plutôt que d’attendre une opinion favorable, la laïcisation ou la direction d’un parti.

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Résumé

À l’aide d’enquêtes, d’entretiens et de recherches sur le terrain de l’AmericasBarometer, l’article soutient que Ni Una Menos a fourni à la fois des réseaux organisationnels et un cadre de justice sociale qui ont permis une mobilisation massive en faveur du droit à l’avortement en Argentine.

Mots-clésabortionArgentinaNi Una Menosfeminist movementsprotest
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Notes de recherche

Daby et Moseley se demandent pourquoi la décriminalisation de l’avortement est devenue une question politique majeure en Argentine dans des conditions que les explications conventionnelles considéraient comme défavorables. Leur réponse centre Ni Una Menos. La mobilisation contre le fémicide a construit des organisations, des relations, une visibilité publique et une identité féministe commune que les militants du droit à l’avortement pourraient étendre plutôt que créer à partir de rien.

L’article combine des enquêtes AmericasBarometer avec des entretiens, des réunions de mouvement et des preuves médiatiques. Il constate une augmentation marquée de la participation des femmes aux manifestations et retrace la manière dont les militantes ont présenté l’avortement clandestin comme une violence sexiste et une injustice sociale, affectant particulièrement les femmes pauvres. Cette séquence remet en question l’hypothèse selon laquelle l’opinion publique doit changer avant que les mouvements puissent agir ; une contestation organisée peut elle-même rendre une question pensable et modifier les attitudes.

Les preuves sont les plus solides pour l’Argentine et les questions d’enquête disponibles mesurent des circonstances limitées plutôt que le soutien total à la décriminalisation. L’article a également été rédigé avant que les difficultés ultérieures de mise en œuvre puissent être évaluées. Même avec ces limites, il offre un compte rendu précieux de l’infrastructure du mouvement : les griefs deviennent politiquement conséquents lorsque les réseaux, les cadres, les mémoires et les nouvelles générations de participants rendent l’action collective possible.

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