Écologie politique féministe · Recherche
La nature du genre
The Nature of Gender: Work, Gender, and Environment
À partir de la foresterie communautaire au Népal, Nightingale montre le genre non comme une identité fixe mais comme un processus produit par le travail, le corps, l'affect, les pratiques écologiques et le pouvoir.
Résumé
Nightingale argues for understanding gender as a situated process produced through work, embodied practice, environmental knowledge, and relations of power.
Notes de recherche
L’article d’Andrea J. Nightingale est un texte méthodologique important de l’écologie politique féministe. À partir de la foresterie communautaire au Népal, il refuse de traiter le genre comme une variable statique ajoutée aux recherches environnementales. Le genre y est compris comme un processus produit par le travail, l’incorporation, l’affect, les savoirs écologiques et le pouvoir institutionnel.
Son intérêt est de faire des « femmes dans l’environnement » autre chose qu’une catégorie démographique. Nightingale analyse qui coupe le bois, qui gère la forêt, qui est reconnu comme détenteur d’un savoir environnemental et qui peut parler dans les réunions communautaires, tout en prenant au sérieux la peur, la honte, la fatigue corporelle et l’appartenance locale.
Pour FemRes, ce texte se lit avec l’analyse des droits aux ressources chez Agarwal. Agarwal met l’accent sur les institutions et la distribution ; Nightingale montre comment ces relations entrent dans les corps, le travail et les pratiques quotidiennes, donnant à l’écologie politique féministe une analyse plus fine du pouvoir.
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