FemResLa revue vivante

Économie du soin · Projection

Prendre soin est un vrai travail — traitons-le comme tel

À partir des milliards d’heures quotidiennes de care gratuit, Sharmi Surianarain demande aux employeurs d’intégrer le care au travail plutôt que de le renvoyer à la vie privée.

TED / 0:05
Voir sur la plateforme d'origine ↗
01

Notes de projection

Sharmi Surianarain part des quelque 16 milliards d’heures de care non rémunéré effectuées chaque jour et conteste les lieux de travail qui imaginent des salarié·es sans dépendances. Chacun peut simultanément s’occuper d’enfants, de proches âgés, de maladie et du foyer, avec une responsabilité fortement genrée. Les employeurs bénéficient de la stabilité produite par le care tout en traitant ce temps comme une perturbation privée à résoudre ailleurs.

La conférence demande d’intégrer le care à la conception du travail : congés familiaux payés, flexibilité prévisible, soutien hiérarchique et culture qui ne pénalise pas l’usage des droits. Il ne suffit pas d’autoriser le care ; il faut reconnaître que les capacités changent au cours de la vie. Une flexibilité obtenue seulement après avoir exposé une crise privée, prouvé un besoin exceptionnel ou sacrifié une promotion n’est pas un droit, mais une exception soumise à la bonne volonté managériale.

En cinq minutes, l’intervention ne peut analyser entièrement les métiers mal payés du care, l’informalité ou les services publics. Elle propose néanmoins un test utile : lorsqu’une organisation affirme valoriser le bien-être, vérifier si charge, promotion et congés accueillent réellement les vies interdépendantes. Un lieu favorable au care ne peut rester un discours de marque ; il doit changer qui peut rester, progresser et payer les exigences temporelles de l’organisation.

Réponses des lecteurs

Après la projection

Partagez votre regard ou ajoutez une autre piste audiovisuelle à suivre.

Rejoindre la discussion

Réponses

Chargement des commentaires...

Soutenir

Si ce contenu vous a été utile

Soutenir FemRes