Économie du soin · Projection
Le travail des femmes : le poids du care
Tashny Sukumaran explique pourquoi la réussite scolaire des femmes ne devient pas automatiquement égalité professionnelle, en reliant départs, infrastructures de care et culture du travail.
Notes de projection
Tashny Sukumaran part de la rupture entre les bons résultats universitaires des Malaisiennes et leur participation au marché du travail. L’enseignement peut produire de nombreuses diplômées sans que le marché et les institutions familiales leur permettent de rester en emploi. Leur capacité ne disparaît pas ; la responsabilité des enfants, des proches âgés et de l’organisation domestique se concentre sur elles aux moments décisifs de la carrière.
La conférence place bureau et foyer dans un même cadre. Garde inabordable, longues journées, récompense de la disponibilité permanente, pénalité maternelle et présomption de l’homme pourvoyeur produisent ensemble une pression au départ. Une entreprise qui propose une formation au leadership féminin sans modifier ses régimes de temps et son soutien au care apprend surtout aux individus à s’adapter à une structure qui continue d’exclure les aidant·es.
Cette intervention TEDx relève du plaidoyer et ne couvre pas entièrement classe, migration, travail informel ou coût des politiques. Elle clarifie néanmoins que la réussite éducative ne conduit pas automatiquement à l’égalité économique. Il faut des services publics de garde, un partage familial, des horaires prévisibles, des congés payés et des promotions qui ne punissent pas le care, plutôt qu’une nouvelle injonction faite aux femmes de tout concilier.
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