Justice transformatrice · Recherche
Du féminisme carcéral à la justice transformatrice
From Carceral Feminism to Transformative Justice: Women-of-Color Feminism and Alternatives to Incarceration
Une perspective féministe des femmes racisées sur des réponses aux violences fondées sur la responsabilité, la réparation et la sécurité hors incarcération.
Résumé
Kim situates transformative justice within women-of-color feminist anti-violence work and asks how communities can respond to harm without expanding incarceration.
Notes de recherche
L’article de Mimi E. Kim déplace la critique du féminisme carcéral vers le terrain de la pratique. À partir du féminisme des femmes racisées et de l’histoire des mouvements contre les violences, il explique pourquoi la police, les tribunaux et les prisons ne peuvent pas répondre adéquatement aux violences conjugales, sexuelles ou communautaires.
Sa contribution principale est de placer la justice transformatrice au cœur des politiques féministes contre les violences. Kim ne se contente pas d’une opposition abstraite à la prison : elle demande comment construire responsabilité collective, soutien aux survivantes, réparation et transformation structurelle. L’abolition n’est donc pas un refus de répondre à la violence, mais un refus de confier cette réponse à des institutions qui produisent elles-mêmes des violences racialisées et classistes.
Pour FemRes, ce texte se lit après les critiques du féminisme carcéral. Il transforme la question « pourquoi pas seulement la punition ? » en « comment répondre autrement au tort ? », et relie lutte contre les violences sexuelles, féminisme noir, féminismes des femmes racisées et abolition des prisons.
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