Écologie politique féministe · Recherche
Le débat genre et environnement : leçons de l'Inde
The Gender and Environment Debate: Lessons from India
À partir de cas indiens, Agarwal critique l'écoféminisme essentialiste et déplace l'analyse vers la terre, la classe, la caste, le travail et le contrôle des ressources.
Résumé
Agarwal challenges essentialist accounts of women and nature by grounding gender-environment relations in property, labor, class, caste, and institutional access.
Notes de recherche
L’article de Bina Agarwal marque un tournant entre écoféminisme et écologie politique féministe. Il rejette les récits romantiques qui présentent les femmes comme naturellement proches de la nature ou naturellement meilleures gardiennes de l’environnement, car ces récits masquent les différences de classe, de caste, de droits fonciers et de travail entre femmes.
Son importance tient au déplacement du débat genre-environnement depuis le symbolique vers les relations matérielles. Agarwal demande qui possède la terre, qui accède aux forêts et à l’eau, qui collecte le combustible et assure le travail domestique, et qui dispose d’une voix dans les politiques environnementales. La crise écologique devient une politique des ressources traversée par le genre, la classe et la caste.
Pour FemRes, ce texte se lit avec Ecofeminism, Caste and Gender, Development Studies et Environmental Justice. Il rappelle qu’un écoféminisme sérieux ne peut pas s’arrêter à l’idée que « les femmes aiment la nature » : il doit analyser la distribution des ressources, des institutions et du pouvoir.
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