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Féminisme latino-américain · Recherche

Les femmes autochtones refusent la violence de l’extraction des ressources à Oaxaca

Une analyse féministe autochtone basée sur le lieu montrant que la violence minière agit sur les corps, l’eau, la terre et les relations communautaires – et que le refus des femmes défend tout ce tissu de vie.

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Résumé

Utilisant une perspective féministe autochtone et une méthodologie narrative, l’article relie l’exploitation minière, la violence sexiste et la dépossession tout en théorisant les relations corps-terre et le refus des femmes dans les communautés zapotèques d’Oaxaca.

Mots-clésOaxacaIndigenous womenresource extractionbody-landrefusal
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Notes de recherche

Altamirano-Jiménez examine l’exploitation minière à Oaxaca à travers un cadre féministe autochtone qui refuse de séparer le corps de la terre ou la vie humaine de l’eau, des plantes, des animaux et des relations communautaires. L’extraction ne consiste pas seulement à extraire des minéraux. Il réorganise la propriété communale, redirige l’eau, divise les institutions, incite à la coercition et expose les femmes défenseures à des menaces sexistes.

L’article combine l’analyse de documents, des récits basés sur le lieu, des témoignages enregistrés et des entretiens avec des militants autochtones. Son concept de corps-terre montre comment la violence coloniale et capitaliste se déplace entre la finance internationale, les concessions étatiques, la gouvernance locale, les ménages et la sécurité incarnée. Il corrige également les récits de féminicides et de dommages environnementaux qui effacent les femmes autochtones en traitant le genre ou le territoire comme des secteurs politiques isolés.

Le « refus » est bien plus qu’une simple protestation contre une seule mine. Il entretient des relations et des mondes politiques que l’extraction déclare inutilisables. Cette insistance évite aux femmes d’apparaître uniquement comme des victimes vulnérables et évite les affirmations romantiques selon lesquelles elles défendent la nature par instinct. Leur action est fondée sur la souveraineté, la prise de décision collective, la connaissance et le travail matériel nécessaire au maintien de la vie autochtone.

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