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Négo-féminisme : théoriser, pratiquer et élaguer à la manière africaine

Nego-Feminism: Theorizing, Practicing, and Pruning Africa’s Way

Obioma Nnaemeka théorise l’action féministe africaine à travers la négociation, le donnant-donnant et la navigation stratégique dans les institutions plutôt qu’un scénario universel de confrontation.

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Résumé

L’article développe le négo-féminisme à la fois comme un féminisme de négociation et un féminisme du « sans ego », mettant l’accent sur le contexte, le compromis et l’action stratégique dans les luttes des femmes africaines tout en remettant en question les théories qui assimilent la résistance uniquement à une opposition ouverte.

Mots-clésnego-feminismAfrican feminismnegotiationagencydecolonial theory
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Notes de recherche

Le « négo-féminisme » de Nnaemeka porte deux significations liées : le féminisme par la négociation et un féminisme pratiqué sans l’ego d’un modèle universel unique. S’appuyant sur les contextes sociaux et littéraires africains, elle soutient que les femmes recherchent souvent le changement par le compromis, la coalition, l’évasion, la réinterprétation et la confrontation soigneusement choisie. Ces stratégies ne doivent pas automatiquement être interprétées comme une fausse conscience ou un radicalisme insuffisant.

L’article remet en question les théories qui ne reconnaissent l’agentivité que lorsqu’elle ressemble à une opposition directe. La négociation peut révéler une compréhension précise de l’endroit où se situe le pouvoir et des relations qui doivent être préservées, modifiées ou refusées. Pourtant, le concept n’est pas une célébration de l’accommodement. Sa valeur féministe dépend de la question de savoir si la négociation modifie la répartition du pouvoir et élargit la capacité d’action des femmes.

Le négo-féminisme a été influent parce qu’il nomme des politiques sensibles au contexte sans rejeter la solidarité transnationale. Cela invite également à la critique : les appels à l’harmonie culturelle peuvent être utilisés pour discipliner la colère ou protéger des institutions abusives. Le cadre est plus solide lorsqu’il est traité comme une question analytique – que rend cette stratégie possible, pour qui et à quel prix ? – plutôt que comme une prescription culturelle sur la manière dont les femmes africaines devraient résister.

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