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Exclusions participatives : foresterie communautaire et genre

Participatory Exclusions, Community Forestry, and Gender: An Analysis for South Asia and a Conceptual Framework

Agarwal distingue adhésion, travail assigné et influence sur les décisions, révélant comment la foresterie communautaire peut exclure les femmes tout en se déclarant participative.

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Notes de recherche

Une gestion communautaire ne donne pas nécessairement voix à chaque membre. Dans cet article de 2001, Bina Agarwal distingue inscription, écoute des décisions, consultation, réalisation de tâches, initiative et influence sur la décision collective. Compter les femmes présentes ne suffit donc pas à établir leur inclusion politique.

Être membre sans décider

L’analyse associe visites et entretiens menés en Inde et au Népal en 1998–1999 à des études de cas existantes. Une adhésion par foyer peut installer le chef masculin comme représentant. Ajouter son épouse laisse parfois d’autres femmes adultes à l’extérieur. La présence peut aussi se réduire à signer ou à approuver une décision prise par les hommes plus âgés. Règles d’admission et autorité dans la réunion doivent être étudiées ensemble.

Le travail constitue une autre mesure ambiguë. Des femmes peuvent protéger une forêt sans décider de son ouverture ou de ses bénéfices. Leur contribution prouve alors la participation du projet, tandis que leurs priorités restent absentes. Le calendrier de coupe de l’herbe fournit un exemple précis : consulter les femmes sur les travaux agricoles et les réserves de fourrage conduit un comité à modifier ses dates. L’enjeu est la capacité d’un savoir situé à transformer une décision, pas une proximité féminine naturelle avec l’environnement.

Négocier dans plusieurs espaces

Agarwal relie famille, communauté et État. Les tâches domestiques réduisent le temps disponible ; les normes de mobilité limitent les contacts ; les agents publics dévalorisant les savoirs féminins affaiblissent leur autorité. Ressources, organisation collective et soutiens extérieurs peuvent déplacer ces rapports. La confiance individuelle ne les remplace pas.

Ce matériau historique n’établit pas une échelle universelle. Classe, caste, âge et situation conjugale modifient les possibilités de parole. Un groupe autonome de femmes peut aussi rester privé de la ressource principale. La grille sert à examiner une répartition concrète du pouvoir, plutôt qu’à valoriser automatiquement une étiquette participative.

L’analyse du débat genre–environnement conteste l’essentialisme écologique. La recommandation CEDAW sur les femmes rurales articule terre, temps et services. Leur rapprochement demande si les personnes appelées à contribuer peuvent aussi redéfinir les règles de leur contribution.

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