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Théorie féministe · Recherche

Qui compte (ou ne compte pas) quoi comme théorie féministe ? : Un exercice d'usage du dictionnaire

Who Counts (or Doesn't Count) What as Feminist Theory?: An Exercise in Dictionary Use

Cet essai critique examine les frontières épistémologiques et les relations de pouvoir dans le discours académique en enquêtant sur la façon dont les dictionnaires définissent et catégorisent la théorie féministe. Winter analyse quelles traditions théoriques sont incluses ou exclues, et comment ces choix reflètent la dynamique de pouvoir et la politique du savoir au sein du féminisme.

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Résumé

Cet article examine les controverses au sein de l'académie féministe sur ce qui constitue une théorie féministe 'légitime' en analysant les pratiques de compilation de dictionnaires. Winter enquête sur comment les dictionnaires en tant qu'outils de référence faisant autorité façonnent les frontières disciplinaires, quelles écoles théoriques et universitaires sont incluses ou exclues, et les hypothèses épistémologiques et politiques derrière ces décisions. L'article révèle le pouvoir normatif au sein de la théorie féministe et la dynamique centre-périphérie dans le discours académique féministe anglo-américain.

Mots-clésfeminist theoryepistemologyacademic normsknowledge politicsdisciplinary construction
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Notes de recherche

Bronwyn Winter déplace la question de la théorie féministe vers un objet souvent considéré comme secondaire : le dictionnaire. « Who Counts? A Feminist Theoretical Exercise in Dictionary Use » invite à traiter les ouvrages de référence comme des infrastructures intellectuelles. Un dictionnaire ne se contente pas d’enregistrer un vocabulaire déjà donné ; par ses entrées, ses renvois, ses absences et ses définitions, il organise ce qui devient repérable, comparable et transmissible dans un champ.

La formule « who counts » joue sur deux opérations. Elle demande quelles personnes et quelles traditions reçoivent le statut d’autorité, mais aussi comment elles sont littéralement comptées et classées. L’exercice féministe consiste dès lors à examiner les outils ordinaires de recherche : quels noms disposent d’une entrée propre, quelles notions apparaissent comme générales, quelles expériences sont confinées à une catégorie particulière, et quels chemins de lecture les renvois rendent possibles ? Le canon se forme aussi dans ces décisions éditoriales minuscules, bien avant qu’un programme ne proclame explicitement ses exclusions.

Aucun résumé public assez détaillé n’a été trouvé pour confirmer les exemples précis de l’article. La notice antérieure énumérait des écoles et des conclusions impossibles à rattacher directement à la source ; elles ont été supprimées. Ce guide conserve seulement la méthode que le titre et le contexte bibliographique permettent d’établir, puis renvoie au texte original. Pour FemRes, la leçon est immédiate : une base de ressources n’est jamais un contenant neutre. Ses catégories, métadonnées et fonctions de recherche participent elles aussi à la définition de qui et de quoi « compte » comme savoir féministe.

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