Féminisme latino-américain · Projection
Les femmes gardiennes de la forêt
La militante kichwa Nina Gualinga relie la défense de l’Amazonie au leadership des femmes autochtones et à l’intimidation sexiste à laquelle sont confrontées celles qui protègent le territoire de l’extraction.
Notes de projection
Nina Siren Gualinga parle depuis l’Amazonie équatorienne, où la défense des forêts est indissociable de la vie collective autochtone. Les femmes n’apparaissent pas comme des gardiennes symboliques d’une « nature » abstraite, mais comme des organisatrices politiques défendant l’eau, le territoire, les systèmes alimentaires, la culture et les conditions qui permettent aux communautés et à leurs proches non humains de continuer à vivre.
Le discours évoque également le coût de ce leadership. Les femmes défenseurs de l’environnement sont confrontées à la surveillance, à la criminalisation, au harcèlement et à la violence sexiste visant à les exclure de la lutte publique. L’extraction traverse le territoire jusqu’aux ménages et aux corps ; la résistance rejoint également l’action juridique, la mobilisation communautaire, le plaidoyer international et la transmission des connaissances entre générations.
Une lecture écoféministe devrait éviter de prétendre que les femmes sont naturellement plus proches de la terre. L’autorité de Gualinga vient de l’histoire politique, de la responsabilité communautaire et des connaissances situées, et non du destin biologique. L’exposé est une solide introduction à la justice climatique car il demande qui définit le développement, qui absorbe sa violence et pourquoi la protection des forêts nécessite le respect de la souveraineté autochtone plutôt que la simple gestion du carbone.
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- Publications
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Féminisme autochtone · Écoféminisme
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