LGBTQ+ · Commentaire
Les Principes de Yogyakarta (2007)
Le texte applique les droits humains à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, reliant reconnaissance, autonomie corporelle et famille.
Analyse de l'article
Pourquoi documents, soins et protection familiale dépendent-ils si souvent d’une conformité de genre ? Publiés en mars 2007, les Principes de Yogyakarta sont élaborés par des spécialistes internationaux du droit. Ils appliquent les droits humains existants à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, sans constituer un nouveau traité de l’ONU ni prouver leur réalisation universelle.
La reconnaissance sans intervention corporelle imposée
Le principe 3 refuse de subordonner la reconnaissance juridique à la chirurgie, à la stérilisation ou aux traitements hormonaux. Une personne ne devrait pas subir une intervention non désirée pour pouvoir exister dans les institutions ordinaires.
Le principe 18 protège contre les abus médicaux et refuse de traiter l’orientation ou l’identité seules comme une maladie. Cela n’autorise pas à supprimer les soins souhaités. L’autonomie corporelle comprend refus de l’intervention involontaire et accès au soutien nécessaire. Le principe 24 sur les familles diverses remet également en cause un unique modèle légitime de parenté.
Éprouver les conditions institutionnelles
Une réforme juridique doit encore être examinée à travers ses coûts, les pouvoirs administratifs, les discriminations et les services. La réunion de 2006, la publication de 2007 et les principes additionnels de 2017 sont distincts. Il ne faut pas attribuer rétrospectivement les formulations ultérieures au premier document.
Le manifeste transféministe de Koyama confronte autonomie et alliances féministes. Trans Care prolonge la reconnaissance dans les relations quotidiennes. La dignité ne s’arrête pas au document corrigé : elle concerne aussi la possibilité de recevoir de l’aide sans devoir sans cesse prouver qui l’on est.
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LGBTQ+ · Autonomie corporelle
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